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Interactions Plantes-Oomycètes

Les objectifs scientifiques de l’équipe sont l’identification des processus qui régissent, chez l’agent pathogène, le déroulement de l’infection, et la caractérisation des évènements qui, chez la plante, accompagnent ces processus, et conduisent au succès (sensibilité) ou à l’échec de l’infection (résistance).

Positionnement du sujet

Parmi les microorganismes phytopathogènes, les oomycètes constituent une contrainte majeure pour l'agriculture mondiale et l'environnement. De nombreuses espèces parasites causent des pertes mondiales considérables (de 10 à 60% selon les cultures). Ces organismes forment également une catégorie bien distincte qui, d'un point de vue taxonomique, est aussi éloignée des champignons filamenteux, des levures et des plantes supérieures. Les moyens de lutte actuels sont réduits et parfois inappropriés : la résistance génétique est utilisée mais pour quelques espèces végétales seulement, et l'utilisation de fongicides, actifs contre de nombreux champignons phytopathogènes, est souvent inefficace dans la lutte contre les oomycètes. Il importe d'élucider les mécanismes qui régissent le pouvoir pathogène de ces microorganismes afin de développer la gestion intégrée de ces agents pathogènes pour allier phytoprotection efficace et respect de l'environnement.

Les recherches s'articulent autour de 3 grands projets



Interactions Plantes-Oomycètes
 

Modèles biologiques étudiés

  • Oomycètes: Phytophthora parasitica ; Hyalopernospora parasitica ;
  • Plante modèle : Arabidopsis thaliana ;
  • Plantes d’intérêt agronomiques annuelles : famille des solanées (tomate, tabac,...).

Originalité scientifique de l’équipe

L’originalité de l’équipe est de développer simultanément des recherches sur les deux partenaires en conditions de sensibilité et de résistance. Ces recherches sont menées à travers un ensemble d’approches diverses, depuis la biologie cellulaire jusqu'à la génomique fonctionnelle en passant par la biochimie. Une telle démarche est rarement mise en œuvre dans le domaine des interactions plantes/microorganismes pathogènes.

Problématiques actuelles

L’équipe IPO aborde les aspects moléculaires et cellulaires de l’interaction. Ses objectifs s’articulent autour de trois préoccupations :
  • identifier les gènes qui participent au processus infectieux ;
  • caractériser les fonctions végétales favorisant l’installation de l’agent pathogène ;
  • comprendre le rôle des fonctions apoplastiques dans les interactions plantes- oomycètes.

Partenariat scientifique et soutien de programmes

  • Collaborations nationales : équipes INRA (SPE, INRA Dijon et INRA-CNRS Toulouse; CEPIA, Nantes; BV, Versailles; DGAP, Avignon), EPST nationales (CNRS Paris, Orléans, CEA Cadarache), partenaires industriels (Bayer CropScience).
  • Collaborations internationales : Universités de Wageningen (Pays Bas), Brno (Rep. Tchèque), Tübingen et Giessen (Allemagne), Londres (R.U.) et Copenhague (Danmark), ainsi qu’avec le SCRI (Écosse).
  • Participation au 6e PCRDT (contrat Bioexploit), au réseau franco-allemand "FOR666", au réseau trilatéral Genoplante-GABI, au consortium "The induced resistance" et au réseau ERA-NET plant genomics.
Les recherches sont soutenues par les partenaires industriels, l’UE, ainsi que des contrats ANR Génoplante.

Application

Les recherches de l’équipe s’inscrivent dans la perspective d’applications en termes d’émergence de concepts originaux pour élaborer des outils de lutte davantage spécifiques et sélectifs contre l’agent pathogène et de création de nouvelles formes de résistance chez la plante.
Rédaction : pchavigny
Date de création : 05 Juillet 2010
Mise à jour : 06 Juillet 2010