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Unité Expérimentale de Lutte Biologique

La thématique de l’équipe est la conduite de projets de lutte biologique contre des insectes bioagresseurs émergents ou récurrents avec une visée de sortie opérationnelle. Les stratégies de lutte biologique par acclimatation ou par lâchers impliquant des insectes parasitoïdes ou prédateurs sont privilégiées.
Psyttalia lounsburyLa mise en œuvre des projets repose sur différentes étapes séquentielles : (i) Inventaire des ennemis naturels du bio-agresseur concerné, (ii) Etude des possibilités d’élevage des auxiliaires potentiels, (iii) Comparaison des caractéristiques biologiques en terme notamment de spécificité d’hôtes, de traits d’histoire vie ou de réponses aux facteurs biotiques ou abiotiques importants, (iv) Validation de l’efficacité du (ou des) auxiliaire(s) retenu(s) en conditions semi-naturelles ou naturelles, (v) Optimisation des stratégies de lâchers (nombre, fréquence, composition, positionnement dans le temps ou dans l’espace). Conjointement à cet investissement sur la biologie des auxiliaires, s’ajoute des études sur le compartiment "Proie ou Hôte" en particulier : (vi) Étude des possibilités d’élevage du bio-agresseur cible ainsi que d’espèces non-cibles, (vii) Étude de la démographie et de l’écologie du bio-agresseur.
Dans une démarche d’optimisation, l’unité s’attache également à identifier et à tester, autour de cas concrets, les mécanismes génériques associés à la réussite et l’échec de la lutte biologique. Pour cela, des collaborations sont recherchées avec des équipes de recherche ayant un ancrage plus disciplinaire (biologie des populations, écologie comportementale, écologie des communautés, par exemple).


Positionnement du sujet

Définie comme "l’utilisation d’organismes vivants (appelés auxiliaires) pour empêcher ou réduire les pertes ou dommages causés par des organismes nuisibles" (OILB-SROP 1973), la lutte biologique est une méthode de protection des cultures utilisable en alternative ou en complément d’autres pratiques (luttes chimique, génétique, mécanique et physique).

Dans la pratique, il existe trois grandes stratégies différentes de lutte biologique :
  • la lutte biologique par acclimatation qui vise à introduire un (ou plusieurs) auxiliaire(s) exotique(s) pour un établissement permanent et un contrôle durable d’un ravageur en général exotique.
  • La lutte biologique par lâchers (inondatifs ou inoculatifs) qui consiste à relâcher plus ou moins fréquemment et plus ou moins massivement des auxiliaires dans la culture à protéger.
  • La lutte biologique par conservation dont l’objectif est de modifier l’agrosystème, ses alentours ou les pratiques culturales afin de protéger et favoriser la présence d’ennemis naturels indigènes.

Modèles biologiques étudiés

  • Cochenilles farineuses : Pseudococus viburni et P. comstocki ;
  • Cochenille japonaise des agrumes : Unaspis yanonensis ;
  • Larve du papillon foreur de la canne à sucre : Chilo sacchariohagus ;
  • Mouche de l’olive : Bactrocera oleae ;
  • etc.

Originalité de l’équipe

L’Unité de Lutte Biologique a vocation à étudier la faisabilité de méthode de lutte biologique contre des bioagresseurs (ré)émergents ou récurrents. Elle est à ce titre à l’interface entre le monde agronomique (représentants de filières ou de collectivités, instituts techniques, producteurs) et le monde de la recherche où elle puise les concepts et outils nécessaires à l’optimisation de sa démarche.

Nos domaines d’expertises sont principalement la mise en place de programmes de lutte biologique contre les cochenilles et les lépidoptères ou plus généralement de lutte biologique classique par acclimatation d’auxiliaires contre des espèces de ravageurs exotiques nouvellement introduites.


Trichogramma brassicae pondant dans des oeufs du papilon Ephestia kuehniella (photo de gauche) et Pseudaphycus flavidulus, parasitoïde de la Cochenille farineuse (photo de droite).
Trichogramma brassicae pondant dans des oeufs du papilon Ephestia kuehniella (photo de gauche) et Pseudaphycus flavidulus, parasitoïde de la Cochenille farineuse (photo de droite).

Problématiques actuelles

Le souci d’optimisation de notre démarche d’ingénierie nous conduit nous intéresser à différentes questions :
Quelles sont les causes principales d’échec ou de réussite d’un programme de lutte biologique ?
Quels sont les caractères biologiques (physiologiques ou comportementaux) réellement importants pour l’évaluation des auxiliaires ? Quelle est la pertinence d’études en laboratoire par rapport à l’efficacité in natura des auxiliaires ?

Application

Créer de nouvelles méthodes de lutte biologique basées sur l’utilisation d’insectes auxiliaires contre les insectes ravageurs des cultures.

Rédaction : pchavigny
Date de création : 09 Mars 2010
Mise à jour : 07 Juillet 2010